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BEAUCE

Texte de Marie-Laurence Rancourt
 
Théâtre
“C’est que l’éthique n’est pas la morale. L’éthique, c’est la relation d’altérité, ce qui se construit avec l’autre dans une relation où il y a à la fois du désir, de la communauté et du partage sur le terrain même du conflit.”

Le rideau se lève; le théâtre représente un théâtre. 
 
Dans un théâtre désaffecté se réfugient un jour des employé.e.s d’usine pour organiser la contestation. Nul cliché ici pour dire la signification d’existences prises entre la géographie, le travail, l’intime et l’histoire, comme la force et le courage que demande une vie en apparence banale. 

Se (re)jouent alors sur scène le théâtre de toutes ces vies qui sont les nôtres, faites d’intrigues, de désirs, de quêtes de liberté, de fuites et de douleurs terribles. C’est ainsi que sur une scène abandonnée, dans un village rural que l’on nommera au détour d’une phrase Beauce, des employé.e.s jouent leur vie comme si ce n’était que du théâtre.
 
Le point de départ de ce projet est l’origine sociale et géographique de l’auteure: d’y avoir vécu n’est pourtant pas suffisant, puisqu’il semble y avoir là, à partir de là, des choses à penser dont on n’a pas encore idée. 
 
Beauce est aussi la mise en scène de l’oralité comme littérature.
Auteure Marie-Laurence Rancourt